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Souvenir de mes 16 ans - première partie (1:5)

Publié le par Françoise Andersen

Ah.... "Quelques fleurs » d'Houbigan... Je doute que ce parfum existe encore. Si je pouvais plonger mes narines dans les effluves s'échappant d'un vieux flacon, je suis sûre que je remonterais le temps comme Proust avec sa madeleine.

C'était en 1954. J'avais 16 ans. Ma meilleure amie, C. allait en avoir 17. Nous étions inséparables et nous nous confiions tous nos petits secrets. Elle s'intéressait déjà aux garçons, alors qu'aucun représentant du sexe dit fort n'avait encore fait battre mon coeur. Mais un jour, au lieu de s'enticher à nouveau d'un grand dadais de terminale du lycée de garçons, elle a jeté son dévolu sur un présentateur de télévision. Celui-ci est décédé il y a 2 ou 3 ans. Comme je ne veux pas dévoiler son identité, je l'appellerai J.

Nous n'avions pas encore la télé à la maison, mais les parents de mon amie avaient "un poste de télévision" comme on disait à l'époque. C'était un vrai meuble en beau bois qui trônait dans un coin du salon. En fait il y avait surtout du bois: au milieu on voyait une toute petite fenêtre très bombée et il était bien sûr en noir et blanc. Mais pour moi c'était quand même miraculeux.

Il y avait un présentateur que C. trouvait, suivant l'expression de l'époque "vachement bien". Les jeunes d'aujourd'hui diraient qu'elle "le kiffait" !. Je n'ai pas partagé son enthousiasme en le voyant. C'était un grand échalas un peu voûté au visage long, brun avec une mèche qui lui tombait sur le front, l'air assez sympathique quand même. Mais j'ai trouvé que c'était un vieillard: il avait bien 28 ou 30 ans ! Mon amie a paru un peu déçue de ma réaction. Moi je n'avais pas encore rencontré le prince charmant, mais si je l'avais rencontré, il aurait eu les traits de Gérard Philippe, que j'avais vu peu avant dans Ruy Blas au TNP ! J. présentait une émission scientifique et les parents étaient étonnés, mais ravis, de constater notre brutal engouement pour la science. Chaque mardi, nous nous retrouvions les yeux rivés sur le petit écran.

Un jour, C. m'a dit qu'elle avait envie d'écrire à J. Mais comme elle avait une écriture de petite fille et que la mienne avait plus de caractère, elle m'a demandé si je pouvais l'écrire pour elle. J'ai bien sûr accepté, heureuse d'être mêlée à une telle aventure. Elle a commencé par me dicter ce que je devais écrire, mais comme elle manquait d'inspiration, je suis passée très vite du statut de scribe à celui d'écrivain public. C'était moi qui suggérais ce qu'il fallait lui écrire et nous en discutions ensuite ensemble. C'était une lettre d'une jeune téléspectatrice avide d'apprendre, passionnée par l'émission et admiratrice de son talentueux présentateur. Nous avons très vite écrit une seconde lettre, puis une troisième, etc. Je revois le papier à lettres: rose doublé d'un fin papier fleuri. Comme si cela ne suffisait pas, l'enveloppe subissait une bonne douche de "Quelques fleurs" d'Houbigan avant de passer à la boîte au lettres. Et le tout partait pour l'ORTF, 15 rue Cognacq Jay, à Paris. Pendant plusieurs semaines tout le courrier adressé à la télé a dû empester le parfum, car celui-ci était très tenace et nous ne lésinions pas sur la quantité. Les lettres partaient régulièrement, à raison je crois d'une lettre par semaine (le même rythme que celui de l'émission).

Très vite j'étais passée (puisque c'était moi qui avais vite pris les rênes épistolaires) à un style plus intime. Je lui parlais de notre vie (de MA vie), c'était en quelque sorte le journal intime d'une lycéenne. J'essayais aussi de l'amuser, de le faire rire. Mais n'obtenant jamais de réponse, nous avons commencé à nous poser des questions. Lisait-il ces lettres. Peut-être qu'il les jetait sans les lire ou bien qu'une secrétaire jalouse les interceptait ? Alors j'ai eu - une fois de plus ;) - une idée géniale.

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Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs

Publié le par Françoise Andersen

En plus des plantes provenant de "l'immigration clandestine" (géraniums-lierres et pétunias retombants rapportés de France, pour pouvoir les suspendre dès mon arrivée), il y a celles que j'achète tout au long de l'été ainsi que celles issues de ma propre production.

Avant de rentrer en France, je récolte en effet des graines (capucines, ancolies, pois de senteur, géraniums, tagètes, lavatères etc.) et je les mets dans une enveloppe, en notant leur nom et leur couleur. Cela demande plus de patience que de les acheter "toutes faites" et de n'avoir qu'à les planter, mais c'est amusant de semer soi-même et de surveiller la pousse.

Chaque année, j'achète de nouvelles plantes vivaces et mon mari objecte à chaque fois: "Mais est-ce que tu sais où tu vas les mettre ?" Sur quoi je réponds immanquablement: "Je trouverai bien". Le jardin est grand (presque 1000 m2) mais nous avons décidé de ne mettre des plantes que sur les terrasses et le long des murs, afin de faciliter la tonte de la pelouse. Un vieux monsieur (enfin il est quand même plus jeune que moi) vient en effet la tondre d'avril à octobre une fois par semaine ou tous les quinze jours, suivant les besoins. Plusieurs retraités des environs investissent dans un petit "tracteur-tondeuse" et offrent leurs services moyennant un forfait annuel tout à fait raisonnable. Notre "jardinier" est d'autant plus consciencieux qu'il sait que les gens viennent admirer notre jardin, qui est en quelque sorte sa "vitrine".

Je suis fière de mes fleurs et plus particulièrement de ma lavande. Achetée il y a 10 ans dans un tout petit pot de 10 cm, elle est devenue énorme. A l'automne je coupe les fleurs. Les Français sont tout étonnés quand je leur offre des petits sachets de ma lavande danoise.

Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs
Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs

Et j'ai même des tournesols très spéciaux. On ne trouve que chez moi ces "tournesols souriants.

Notre petit paradis danois (8) - Mes fleurs

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Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Publié le par Françoise Andersen

Avant d'arriver à la digue, il faut d'abord traverser un espace vert qui appartient, en commun, à l'ensemble des propriétaires. C'est le Conseil syndical du lotissement (choisi lors de l'Assemblée générale annuelle), qui assure son entretien ainsi que celui de toutes les parties communes du lotissement.

La maison que l'on aperçoit au fond, à droite, est sur la "première rangée", la plus prisée et la plus chère, étant la plus proche de la mer. Il est interdit de construire plus près du rivage et comme toutes les interdictions, elle est bien respectée au Danemark. Au loin on devine des éoliennes qui sont présentes dans tout le paysage danois, aussi bien sur terre qu'en mer.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Cette zone non-constructible doit faire obligatoirement au moins 100 m, mais je crois que la nôtre fait plus. Avant l'escalier, on traverse un tout petit bois qui fait déjà une vingtaine de mètres à lui seul.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

On voit que cette zone a été jadis recouverte par la mer. car les ondulations dans le terrain laissent deviner l'empreinte des anciens fonds marins.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Un système de canaux et d'écluses régule le niveau de l'eau dans cette zone de polders.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral
Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

L'été danois est changeant, même au cours de la même journée. Le ciel peut être bleu pâle avec de lourds nuages ou bien décoré de jolis cumulus,

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral
Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

ou bien bleu encore d'un bleu bien pur, qui donne à la Baltique des faux airs de Méditerranée. La plage est souvent quasi déserte hors saison.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Il peut être aussi très menaçant.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Même pendant les vacances scolaires, les gens ne sont pas les uns sur les autres sur la plage.

Certains préfèrent se baigner le soir, avant le coucher du soleil, car l'eau a eu le temps de se réchauffer au bord. Et puis c'est si beau avec ce ciel qui s'habille de rose.

Ce n'est pas une immense plage de sable blanc fin comme celles du nord de l'île de Seeland et il arrive souvent que la mer apporte des graviers et des algues sur le rivage. Mais dès qu'on a fait un ou deux mètres dans l'eau, on peut marcher sur du sable fin.

Il me semble qu'elle se rétrécit d'année en année. Et ce n'est pas à cause de la marée, qui a une amplitude maximale de 30 centimètres ! Heureusement que nous sommes vieux, car je pense qu'un jour, toutes ces maisons, qui sont à un mètre en-dessous du niveau de la mer, seront englouties, comme c'est déjà le cas pour plusieurs petites îles du Pacifique.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

En vieillissant nous trouvons l'eau trop froide, même si elle peut atteindre 20 - 21 degrés et nous nous contentons de venir goûter un moment de sérénité sur notre banc dans les dunes, face à la mer, "la mer toujours recommencée" (Paul Valéry).

Dans le fjord de Nakskov, la température de l'eau atteint souvent des records.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Parfois nous avons la chance d'admirer la reproduction d'un ancien voilier qui promène des touristes.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

Il nous arrive rarement de rater un coucher de soleil. Vers la St-Jean il faut attendre environ 22 heures. La durée de la journée est alors de 17h15.

Parfois nous sommes déçus car des nuages nous gâchent le spectacle, mais c'est souvent magnifique et différent à chaque fois.

Notre petit paradis danois (7) Le Littoral
Notre petit paradis danois (7) Le Littoral
Notre petit paradis danois (7) Le Littoral

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Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

Publié le par Françoise Andersen

LA TERRASSE OUEST

 

Novembre 1999

 

Nous sommes revenus à Thonon juste après avoir acheté la maison, en novembre 1999. Avant de partir, j'avais pris des photos pour les faire développer à Thonon. Quand j'ai vu cette photo, j'ai eu un choc. J'ai demandé à mon mari : "Est-ce que tu avais vu qu'il y avait des fils électriques qui passaient au-dessus du jardin ?". Comme moi, il n'avait rien remarqué. J'étais désolée, mais je me consolais en me disant qu'il ne pouvait pas s'agir de lignes à haute tension. Imaginez mon soulagement au printemps suivant quand je me suis aperçue que j'avais pris la photo ... à travers les fils d'un étendoir à linge, qui ne faisait pas plus de 1,80 m de haut. Je ne comprends pas que ces fils paraissent si hauts.

 

Notre voisine a été ravie quand nous avons enlevé cet étendoir. Chaque jour elle avait dû supporter la vue de 4 maillots de bain informes "XXX large" qui pendaient là pour sécher après le bain des très gros anciens propriétaires et de leurs deux filles d'une vingtaine d'années, qui avaient hérité des gènes de leurs parents. J'ai trouvé un endroit plus discret pour étendre mon linge.

 

 

 

 

 

Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

Imaginez mon soulagement au printemps suivant quand je me suis aperçue que j'avais pris la photo ... à travers les fils d'un étendoir à linge, qui ne faisait pas plus de 1,80 m de haut. Je ne comprends pas que ces fils paraissent si hauts.

Notre voisine a été ravie quand nous avons enlevé cet étendoir. Chaque jour elle avait dû supporter la vue de 4 maillots de bain informes "XXX large" qui pendaient là pour sécher après le bain des très gros anciens propriétaires et de leurs deux filles d'une vingtaine d'années, qui avaient hérité des gènes de leurs parents. J'ai trouvé un endroit plus discret pour étendre mon linge.

Les petites fenêtres et la porte qui était vitrée seulement dans sa partie supérieure ont été remplacées, comme dans le reste de la maison, par du double vitrage de haut en bas. Le séjour est maintenant bien clair.

Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

Il y a deux ans, nous avons fait construire une pergola dans le double but d'y accrocher des plantes et d'y mettre un "toit" amovible pour les jours de grand soleil. Une solution permanente aurait assombri la terrasse, étant donné que pendant les 5 mois où nous séjournons au Danemark, il y a plus de journées sans soleil qu'avec.

Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

Une voisine m'a donné ces chaises et cette table qui étaient dans un état lamentable. Je les ai nettoyées et peintes en blanc et bleu comme la maison. Quand elle les a vues, j'ai senti qu'elle regrettait un peu de s'en être débarrassée !

Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

Nous revoici côté rue. Vous avez fait le tour de la maison.

Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

La prochaine fois nous irons au bord de la mer Baltique, qui se trouve à 250 m.

Notre petit paradis danois (6) - La rénovation (4)

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Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

Publié le par Françoise Andersen

LA TERRASSE SUD

Novembre 1999

La terrasse, fermée à angle droit par le mur de l'appentis et la maison, était entourée sur les deux autres côtés d'une palissade qui lui donnait des allures de cour de prison. Je voulais de l'espace et du soleil, alors nous l'avons enlevée. Un voisin, à qui nous l'avons donnée, a été ravi. Je déteste jeter et je demande toujours autour de moi si ce dont je n'ai pas besoin intéresse quelqu'un.

Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

Nous avons acheté un chalet de jardin à monter soi-même. Mon mari l'a monté et moi je l'ai peint en blanc et bleu, comme la maison

2002

Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

Nos invités appréciaient beaucoup la vue qu'ils avaient depuis la fenêtre du chalet.

Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

Je dis "appréciaient" car, en vieillisssant, je me contente d'inviter les gens dans la journée et ce chalet nous sert surtout pour y mettre les outils de jardin, parasols, etc. Mon mari y peint ses maquettes, évitant ainsi de m'importuner avec des odeurs de peinture dans la maison.

Nous avons un petit coin repas (ou détente) protégé par le toit de la maison, qui avance sur 2 mètres. Nous pouvons nous y installer, même quand il pleut, s'il fait assez chaud. Cela a un certain charme d'être dehors, mais à l'abri de la pluie.

Pour ne pas être importunée, au mois d'août, par les guêpes ( je suis allergique aux piqûres d'insectes), j'avais cousu une moustiquaire autour d'un parasol rectangulaire. Mais il n'y avait pas assez de place et nous nous cognions dans le pied du parasol, alors j'ai inventé une protection suspendue.

Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

J'avais un magnifique rosier odorant que j'avais photographié alors qu'un seul bouton était éclos.

Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

Je comptais reprendre des photos le lendemain, quand les 12 autres boutons (je les avais comptés) seraient ouverts. Mais le lendemain matin, triste découverte: des cheveuils avait mangé tous les boutons.

Quand nous avions enlevé cette palissade verdie par la mousse, nous comptions laisser la terrasse ouverte, mais après l'attaque des chevreuils, nous avons été obligés de nous protéger, mais d'une manière aussi discrète que possible.

Des espaliers ont fait l'affaire.

Notre petit paradis danois (5) - La Rénovation (3)

Ce n'est pas solide et les chevreuils pourraient entrer d'un coup de tête, mais ils ne l'ont jamais fait. Ils ont apparemment peur de cette barrière symbolique. Même s'il nous arrive d'oublier de fermer la petite porte, ils n'osent pas entrer. En revanche ils ne se gênent pas pour manger les plantes qui sont à l'extérieur.

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Notre petit paradis danois (4) - La rénovation (2)

Publié le par Françoise Andersen

Novembre 1999

Mon scanner ne marche plus et j'ai dû photographier une vieille photo "papier", ce qui fait que l'image est toute déformée. Les murs (en parpaings) étaient quand même droits !

Notre petit paradis danois (4) - La rénovation (2)

Été 2012

Notre petit paradis danois (4) - La rénovation (2)

Nous avons supprimé l'affreuse antenne télé, qu'on ne voit pas entièrement sur la photo. Elle était énorme !

Quand les murs en bois ont été refaits, nous en avons profité pour remplacer la fenêtre du petit bureau de mon mari par une porte vitrée. Nous avons 4 portes d'entrée, mais la vraie est sur la façade. Les autres ne peuvent s'ouvrir et se verrouiller que de l'intérieur.

Nous avons fait refaire le toit de l'appentis, qui n'était pas étanche, en le faisant avancer pour avoir nos vélos à l'abri. Cette pièce est une véritable caverne d'Ali Baba. Elle abrite non seulement tous les outils de jardin, mais c'est presque pour moi une brocante gratuite, où je trouve parfois des trésors. Il s'agit soit d'objets que j'ai mis là plusieurs années auparavant pour les jeter. Je les ai ensuite oubliés et j'en découvre soudain l'utilité. Ou bien il s'agit d'objets laissés par les précédents propriétaires. En effet les maisons d'été sont vendues avec tout ce qu'il y a à l'intérieur, à part quelques objets personnels.

Un peu de peinture et d'huile de coude ont fait le reste.

La prochaine fois, après vous avoir fait contourner l'appentis, je vous montrerai la grande terrasse côté Sud, qui était très triste lors de l'achat et qui a été métamorphosée par mes soins. :))

A suivre...

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Notre petit paradis danois (3) - La rénovation (1)

Publié le par Françoise Andersen

Pendant 40 ans (depuis notre mariage en 1960) , nous avons habité, en location, dans un appartement, à Copenhague.

A la mort de mes parents nous sommes venus nous installer en France, dans leur appartement de Thonon-les-Bains, où nous vivons pendant 7 ou 8 mois. Le reste de l'année, nous séjournons dans la petite maison de vacances que nous avons achetée avant de quitter le Danemark, afin d' y passer la belle saison.

Le jour de l'achat: novembre 1999

Le jour de l'achat: novembre 1999

Maintenant elle est méconnaissable

2012

2012

Nous avons commencé par faire abattre tous les grands arbres qui cachaient la maison et même le noisetier, car l'écureuil venait, avant nous, chiper les noisettes. Mais cet arbuste avait la vie dure. Il est reparti et je le coupe régulièrement en demi boule. Nous avons fait percer une petite fenêtre, dans le mur de la façade. Le séjour n'avait en effet que des fenêtres et portes-fenêtres donnant sur les 2 terrasses. Nous avons mis une porte d'entrée blanche vitrée en haut au lieu de la porte d'entrée qui était sans vitre et bleu foncé.

J'avais remarqué que les boiseries semblaient en mauvais état à certains endroits, mais je ne m'imaginais pas qu'elles étaient pourries à ce point.

Notre petit paradis danois (3) - La rénovation   (1)

Il a fallu refaire faire toutes les façades en bois. Nous en avons profité pour mettre du double vitrage. Mais cela ne s'est pas fait en un jour. Nous avons pris un mur par an. Au fur et à mesure que le menuisier avançait dans ses travaux, je me rendais compte que nous avions acheté une ruine.

Notre petit paradis danois (3) - La rénovation   (1)

Mais nous n'avons rien regretté car, petit à petit, c'est devenu une très jolie petite maison, dont nous ferons le tour dans le prochain épisode en continuant notre "avant / après"

À suivre...

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Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

Publié le par Françoise Andersen

Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

Nous faisons toujours quelques courses au petit supermarché de Rødbyhavn pour notre déjeuner, car une fois dans le lotissement, on ne peut rien acheter: il n'y a en effet ni commerce, ni hôtel, ni restaurant, ni même un camping. C'est la campagne dans tout son calme et sa splendeur. Après avoir déjeuné, nous allons au bout de la rue dire bonjour à notre amie Kirsten et la remercier, car elle fait pour nous du "house-keeping" pendant l'hiver

Chaque année, avant de regagner Thonon, nous lui laissons la clé de notre maison car elle vit toute l'année dans ce lotissement de vacances. Normalement, au Danemark, on n'a pas le droit d'utiliser une "maison d'été" comme résidence principale, mais il y a une exception pour les retraités qui possèdent leur maison d'été depuis plus de 5 ans. Beaucoup de retraités, surtout ceux qui vivaient auparavant dans un appartement en ville, en profitent pour venir s'installer à la campagne.

Pour les autres, c'est interdit - sous peine de poursuites - d'y habiter entre le 1er octobre et le 31 mars, à part de courts séjours, comme par exemple pour y passer les fêtes de fin d'année.

Kirsten vient donc de temps en temps, pendant l'hiver, jeter un coup d'oeil pour s'assurer que tout est normal (pas de souris, pas de visite de cambrioleur, etc.). Elle me fait ensuite un petit rapport de sa visite par mail.

Je lui annonce toujours à l'avance le jour et l'heure approximative de notre arrivée et, chaque année, des petites surprises nous attendent sur la table de la salle à manger. L'an dernier c'était un magnfique bouquet de lilas de son jardin, qui embaunait toute la pièce. Devant le bouquet il y avait une jolie carte de bienvenue, deux boissons bien fraîches et deux délicieux chocolats fourrés à la pâte d'amandes. Parfois il y a des parts de gâteau maison encore tièdes. Ce geste m'émeut toujours beaucoup. Une attention aussi délicate vous réchauffe vraiment le coeur !

200 m seulement sépare notre maison de celle de Kirsten. Il n'y a pas beaucoup de circulation dans notre "rue", surtout en semaine où le lotissement est quasi désert.

Vous pouvez voir sur la gauche notre terrain qui fait l'angle.

Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

Nous quittons Kirsten pour aller "dire bonjour" à la mer. En écrivant ceci, je repense à une jolie phrase de Romain Gary, lors de ses propres retrouvailles avec la mer (dans "La Promessse de l'Aube"): " Elle m'a tout de suite reconnu et est venue me lécher les pieds".

Pour aller sur la plage, il faut monter l'escalier qui mène à la digue.

Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

En effet notre maison est à 1 m au-dessous du niveau de la mer, dans une zone de polders protégée par une digue.

Cette digue a été réhaussée après le raz de marée qui a eu lieu en 1872. Elle est passée de 2,40 m à 3,70 m.

Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

Malgré tout, les nuits de tempête, quand j'entends depuis mon lit la mer se déchaîner, je me demande si c'est suffisant.

Cette digue longe la mer sur une trentaine de km. Elle est interdite aux véhicules à moteur et comme les Danois sont très disciplinés, on y croise seulement de temps en temps des piétons ou des cyclistes. Un vrai paradis pour moi qui suis allergique aux gaz d'échappement. Mon plus grand plaisir pendant ces 5 mois est de pouvoir respirer un air parfaitement pur.

Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

Début mai, le bord de la digue est couvert de jolies petites fleurs roses.

Notre petit paradis danois (2) - Les retrouvailles

On aperçoit au loin la petite plage du lotissement, que je vous présenterai une autre fois. Nous allons d'abord, dans le prochain épisode, revenir à la maison et, grâce à de vieilles photos, voir l'état de délabrement dans lequel elle était lors de l'achat.

A suivre ...

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Dans le sillage d'un cygne

Publié le par Françoise Andersen

Pour la communauté de Hauteclaire: "Ombre et lumière". Thème: SILLAGE

Dans le sillage d'un cygne

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Première neige à Thonon

Publié le par Françoise Andersen

Elle a cessé, mais cette petite couche tient depuis ce matin.

Photo prise depuis notre balcon, qui est au 3ème étage

Photo prise depuis notre balcon, qui est au 3ème étage

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