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Dernier petit coin de ciel Thononais de 2013

Publié le par Françoise Andersen

Sur Apple je ne peux toujours pas insérer des images, car OB continue à prétendre que le "format est invalide". Il doit y avoir tout à coup une incompatibilité avec Apple. Alors j'essaie sur mon mini-Toshiba de voyage, mais il est désespérément lent.

Je ne regrette même pas de ne pas être passée à Eklablog, car j'ai vu ici et là dans des commentaires que sur cette plateforme aussi i il y avait des problèmes. Des blogueuses se plaignaient de ne pas pouvoir publier sur leur blog. Espérons que ca ira mieux l'an prochain

Hier il faisait assez beau

..

Dernier  petit coin de ciel Thononais  de 2013

Mais aujourd'hui c'était encore mieux. On se serait cru au printemps.

Mes géraniums fleurissaient encore mais ils étaient devenus trop laids, alors je les ai remplacés par des bruyères.

Dernier  petit coin de ciel Thononais  de 2013

Vous pouvez visionner ma carte de Nouvel An en cliquant ici

A la fin on peut appuyer sur "play" (en bas a droite) et jouer. On appuie sur les groupes d'au moins 3 ballons de même couleur, qui sont à côté les uns des autres soit verticalement, soit horizontalement soit les deux.

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Petit coin de ciel du lundi 23 décembre 2013

Publié le par Françoise Andersen

On se croirait plutôt au printemps qu'à la veille de Noël. Un soleil radieux brille dans un ciel qui est maintenant encore plus bleu que quand j'ai pris la photo, ce matin.

Je suis toujours en pause sur mon ordinateur, mais j'ai emprunté exceptionnellement celui de mon mari, sur lequel Overblog ne me dit pas que "Le format de l'image est invalide". J'ai appris que d'autres étaient dans mon cas, alors je me dis que c'est peut-être un bug d'Overblog qui apparaît sur les ordinateurs Apple et pas sur Windows ???

La vue d'aujourd'hui depuis notre balcon

La vue d'aujourd'hui depuis notre balcon

Nous avons bien mérité ce beau temps après avoir été pendant plus de 15 jours dans la grisaille et la pollution. Il fallait aller en montagne pour voir le soleil et se trouver au-dessus du couvercle de nuages pollués qui restait obstinément au-dessus du lac. La dispersion était rendue impossible par le phénomène d'inversion des températures: il faisait en effet plus chaud en altitude qu'en bas. Une fois là-haut, nous n'avions guère envie de redescendre.

 A seulement 700 m d'altitude, au-dessus du lac où l'indice de pollution avoisinait le maximum (10)

A seulement 700 m d'altitude, au-dessus du lac où l'indice de pollution avoisinait le maximum (10)

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Carte de Noël

Publié le par Françoise Andersen

Mon ordinateur va de mal en pis. Mais j'espère qu'il me permettra quand même de vous donner ce lien qui, si vous cliquez dessus, vous permettra de voir ma carte de Noël.

Quand la carte apparaîtra, vous devrez cliquer sur le ciel pour que l'animation commence.

Bonne fêtes You can view your card here.

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Blog en PAUSE pour cause d'ordinateur malade

Publié le par Françoise Andersen

 

Toutes mes excuses à OVERBLOG.

 

Je pensais que si je ne pouvais plus insérer des images dans mes articles, c'était la faute de l'Administration d'Overblog. Mais mes problèmes techniques venaient en fait de mon ordinateur. Je viens de me connecter sur l'ordinateur de mon mari et tout y marche parfaitement.

 

Je recommencerai donc à publier quand mon ordinateur sera réparé ... ou bien si le Père Noël m'en apporte un neuf.

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Communauté Google + "Ombre et lumière"

Publié le par Françoise Andersen

LES POISSONS : c'est le thème de la semaine de la communauté de Hauteclaire

 

Je n'ai jamais photographié de poisson "ou alors y a longtemps ou ça sentait pas bon" comme chantait Brel, alors j'en ai été réduite à fouiller sur le Net

 

J'ai trouvé ces photos étonnantes de bébés raies sur le site de l'aquarium SEALIFE

(Marne-la-Vallée).

 

 

Communauté Google +       "Ombre et lumière"
Communauté Google +       "Ombre et lumière"

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'images "trafiquées", mais elles sont apparemment authentiques puisqu'elles sont sur le site d'un aquarium.

J'ai aussi trouvé une vidéo sur YouTube

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Petit coin de ciel du lundi 9 décembre (Thonon)

Publié le par Françoise Andersen

On nous a promis le même temps qu'hier (froid mais beau), mais quand je me suis levée, nous étions dans la grisaille. Maintenant le soleil est en train de sortir, alors la photo d'hier, que je publie aujourd'hui, ne sera pas mensongère. En effet si nous retournons aujourd'hui dans le parc de Corzent (Thonon-les-Bains), le spectacle sera le même. C'était vraiment très beau avec ce ciel sans nuage, ce lac turquoise et cette couche de brume sur la rive suisse. Il a gelé cette nuit et les toits sont encore recouverts d'une très légère couche de givre.

Petit coin de ciel du lundi 9 décembre (Thonon)

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Le jeu de l'amour et du hasard - suite et FIN

Publié le par Françoise Andersen

 

LE VOYAGE À COPENHAGUE

 

Une fois de retour à la maison, étant donné qu'Inger n'avait pas appelé pour s'excuser d'avoir oublié notre rendez-vous, j'ai hésité à l'appeler. Je trouvais sa conduite inexcusable. Je l'avais attendue en vain plus d'1/2 heure. J'avais envie de tout laisser tomber et de me débrouiller toute seule pour l'oral de danois, car ça devenait vraiment trop compliqué.

 

Mais comme j'étais arrivée un peu en retard à la fontaine St-Michel, je me suis dit qu'il était possible qu'elle ait eu moins de patience que moi et qu'elle soit repartie au bout de 5 minutes en voyant que je n'étais pas là. Ou bien elle avait pu avoir un accident. Elle était peut-être dans un lit d'hôpital dans le coma ou pire à la morgue. J'ai toujours eu l'art de dramatiser les choses, car je suis une perpétuelle angoissée. J'ai donc trouvé plus poli de l'appeler. En fait elle avait complètement oublié notre rendez-vous. Elle était sincèrement désolée. Elle m'a donné l'adresse de la famille dans laquelle elle était jeune fille au pair en banlieue, en m'invitant à venir lui rendre visite un mercredi, qui était son jour de congé.

 

Cette fois-ci nous nous sommes enfin rencontrées et nous avons tout de suite sympathisé. Je me souviens qu'on était à la fin février, mais qu'il faisait si beau que nous avons pu prendre le thé dehors sur la terrasse. Elle n'en revenait pas. Elle m'a dit qu'au Danemark, ce jour-là il y avait moins 15 et qu'il neigeait. Elle m'a appris qu'il commençait en général à neiger fin octobre et que ça ne fondait que fin avril-début mai. Je me suis dit que je n'aimerais pas habiter dans un tel pays !

 

Comme elle parlait bien mieux le français que moi je ne parlais le danois, nous nous sommes mises automatiquement à parler français. En fait je ne me souviens pas avoir jamais travaillé mon danois avec elle. En effet nous ne nous sommes vues que deux fois. Après ma visite, elle est venue un dimanche déjeuner chez mes parents, à Creil. Bien sûr, la conversation a eu lieu en français. Elle devait rentrer au Danemark peu après et je n'ai jamais donc pratiqué mon danois. Je me demande encore aujourd'hui comment j'ai pu avoir mon certificat de Langues et Littératures scandinaves. Je pense que grâce à un système de coéfficients et de bonnes notes à l'écrit, ça a compensé.

 

Avant de quitter la France, Inger m'a dit que bien que les hivers soient très rigoureux au Danemark (ils l'étaient à l'époque) les étés étaient très agréables. Elle m'a invitée à venir passer une dizaine de jours chez ses parents qui "seraient ravis de me recevoir". En fait ils n'étaient pas au courant de l'invitation que je n'ai d'ailleurs pas prise au sérieux. Mais ce n'était pas une invitation de Gascon: dans une lettre reçue quelques semaines plus tard, Inger m'a à nouveau invitée et la date à été fixée au début juillet pour une période de 10 jours. Elle m'a dit qu'elle avait un frère, mais qu'il ne serait pas là, étant donné qu'il serait en vacances en Italie avec des copains.

 

Mais quand je suis arrivée dans la petite "maison d'été" de banlieue où habitaient ses parents pendant la belle saison - comme beaucoup d'habitants de Copenhague - la premère personne que j'ai vue devant la porte, ça a été Knud, le frère en question.

Il s'est avéré que, juste avant mon arrivée, Inger était tombée amoureuse et qu'elle devait partir le lendemain en vacances avec son chéri, sans se soucier de moi. Elle comptait sur son frère pour me faire visiter Copenhague. Mes sorties avec lui sont vite devenues très romantiques et la veille de mon départ (c'était un 17 juillet) il m'a demandé si je voulais l'épouser. J'ai accepté le plus naturellement du monde. Nous avons même fixé la date du mariage au 17 juillet de l'année suivante, le jour anniversaire de cette demande en mariage.

Avant mon départ Knud m'a acheté une chaîne en argent avec un petit coeur. Dès mon arrivée à l'aéroport c'est la première chose qu'a remarquée ma mère. Elle était effondrée. Elle m'a dit "Et si on s'oppose à ce mariage, ton père et moi". J'ai eu alors une réaction cruelle que je regrette aujourd'hui. Je lui ai répondu: "Ca ne changera rien. Je suis majeure" . Je venais en effet d'avoir 21 ans, âge de la majorité en 1960. Ma seule excuse, c'est que j'avais eu une éducation trop stricte et que comme pour beaucoup de filles de cette époque, le mariage était un moyen d'échapper au joug paternel.

Ma mère a ensuite reproché à mon père de m'avoir empêchée de faire des études d'espagnol. En effet j'aurais voulu être prof d'espagnol, mais à l'époque il fallait passer 6 mois dans en Espagne et mon père avait eu peur que je "m'entiche" d'un Espagnol et que je parte vivre en Espagne. Ma mère m'a dit ensuite, lors d'un séjour à Copenhague: "Si tu t'étais mariée avec un Espagnol, c'aurait été quand même mieux pour nous, pour venir vacances chez toi".

 

Comme quoi je ne m'appellerais pas maintenant Françoise Andersen:

 

- Si je n'étais pas passée devant l'affiche de l'Institut d'Études scandinaves juste au moment où elle était en train d'être collée. Une fois en place, je ne l'aurais peut-être pas remarquée parmi toutes les autres.

- Si les cours de norvégien n'avaient pas eu lieu à la même heure que mes cours d'anglais

- Si je n'avais pas eu peur d'aller travailler avec un Danois dans sa chambre.

- Si je n'avais pas rappelé Inger après le lapin qu'elle m'avait posé boulevard St-Michel

- Si le voyage de son frère en Italie n'avait pas été annulé au dernier moment

- Et enfin si Inger ne m'avait pas jetée dans les bras de son frère en m'abandonnant pour aller en vacances avec son amoureux (qui est d'ailleurs devenu mon beau-frère un an après mon propre mariage).

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Cycliste cible d'un tireur embusqué ?

Publié le par Françoise Andersen

 

En triant des photos de voyage, j'en ai trouvé une qui m'a bien amusée.

 

Je l'ai prise à Hambourg, pendant que nous traversions la ville, en allant prendre le train auto-couchettes à la gare. Je n'avais rien remarqué jusqu'ici, mais tout d'un coup j'ai eu l'idée de focaliser sur un détail : on dirait vraiment que quelques secondes plus tard, ce cycliste va s'effondrer, touché par une balle.

 

Cycliste cible d'un tireur embusqué ?

Voici la photo dans son ensemble. Mais ce n'est pas l'orignal: j'ai déjà rogné beaucoup autour. Nous traversions un pont au-dessus d'un carrefour, et le cycliste était en contrebas.

 

Cycliste cible d'un tireur embusqué ?

 

Étonnant, n'est-ce pas ?

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L'orthographe

Publié le par Françoise Andersen

Un jour, après m'être aperçue que j'avais envoyé à une "aminaute" un message écrit à toute vitesse et bourré de fautes, j'ai eu envie d'aborder ce sujet sur ce blog.

 

Mon attitude a beaucoup changé au cours des années et je suis devenue heureusement beaucoup plus laxiste, mais il y a une vingtaine d'années et plus, je faisais carrément une fixation là-dessus. A l'époque, c'était une déformation professionnelle, car j'ai passé entre 1969 et 1998 une grande partie de mon temps à mettre des traits rouges sur des copies. J'enseignais en effet le français langue étrangère à Copenhague. Je voulais aussi garder ma bonne réputation : j'avais en effet un oeil de lynx (que j'ai conservé) et j'étais celle en qui les collègues avaient le plus confiance quand ils devaient faire relire des épreuves, avant publication, dans des ouvrages de recherche.

 

Mais bizarrement, en ce qui me concernait, j'étais myope comme une taupe (et je le suis encore). Celles / ceux à qui j'écris des mails l'ont bien sûr remarqué. Quand je ne me relis pas très attentivement, je laisse passer de ces énormités. Un ami qui était correcteur chez Gallimard, m'avait donné un conseil il y a très longtemps: il faut se relire ligne par ligne, en cachant à la fois ce qui est au-dessus et ce qui est au-dessous, avec deux feuilles de papier vierges. Sinon notre cerveau est distrait par l'environnement. Cette méthode est infaillible. Il m'avait expliqué pourquoi les fautes des autres me sautaient aux yeux, si je parcourais rapidement un texte, alors que je ne voyais pas les miennes. Il paraît que si on a soi-même écrit un texte, on ne voit pas ses propres fautes car, quand on se relit, notre cerveau rétablit en fait la bonne orthographe, puisqu'il connaît le texte. C'est bizarre, mais exact. Mais apparemment il suffit que la mise en page soit différente. pour que le cerveau réagisse différemment. Même si j'ai essayé de bien me relire dans l'administration d'Overblog, avant de publier un nouveau texte sur mon blog, quand je vais voir s'il y est, c'est rare qu'une faute ne se saute pas immédiatement aux yeux.

 

Bien sûr toutes mes étourderies ("je faisaiT" et autres joyeusetés) n'ont fait que s'aggraver avec l'âge. Il y a les correcteurs orthographiques me direz-vous, mais ils ne sont pas au point et même ils corrigent parfois à tort du français correct. Et puis quelle perte de temps quand on écrit comme moi beaucoup et à toute vitesse ! Entre laisser passer des fautes et écrire beaucoup, ou bien faire très attention à l'orthographe et écrire peu, j'ai fait mon choix.

 

Au début j'en étais malade quand j'apercevais une (ou plusieurs) faute(s) dans un texte publié par moi sur le Net. Quand il s'agit d'un mail personnel, j'ai toujours la possibilité d'envoyer un mot pour corriger, avant que la personne ne mette sur moi l'étiquette d'analphabète. Mais ce n'est pas possible, si je laisse par exemple un commentaire sur un blog. Ma souffrance est alors ATROCE (si, si, je vous assure), car je ne peux rien faire. On peut en effet corriger ses écrits, mais pas sur le blog de quelqu'un d'autre.

 

Je ne souffre pas seulement à cause de mes propres fautes, mais je ne peux pas m'empêcher de me mettre à la place des autres. Je souffre en effet d'un cas incurable d'empathie chronique. Ainsi j'avais - jusqu'à une époque récente - une habitude que j'ai complétement abandonnée. Si dans une réponse à un mail, j'étais absolument obligée d'en citer un passage et qu'il y avait une / des fautes dedans, je la /les corrigeais, ni vu ni connu, en me disant que j'évitais ainsi à la personne de voir qu'elle avait fait une faute. Je pensais, à tort, qu'elle ne s'apercevrait de rien. Mais j'ai maintenant abandonné cette méthode censée épargner une vexation aux gens. Je me suis un jour en effet aperçue que quelqu'un avait cité une phrase que je lui avais écrite et dans laquelle j'avais vu - mais trop tard - que j'avais mis, dans un mot, un seul "l" au lieu de deux, . Et que vois-je ? La consonne oubliée avait miraculeusement retrouvé sa place. J'ai alors découvert à mes dépens que c'était encore pire de faire ça que de laisser la faute car, dans ce cas, on peut se consoler en disant: "Elle / il n'a peut-être pas remarqué ma faute", tandis que si la faute est corrigée en douce, on voit qu'elle a été remarquée et peut-être jugée. Alors maintenant j'ai abandonné le Copier / Coller. Même si ça prend plus de temps, j'écris: "tu m'as dit que...." et je praphrase.

 

Donc si j'écris tout ceci aujourd'hui c'est pour vous dire que si vous êtes comme moi, que vous faites un jour une faute d'inattention et que vous en êtes malade, quand vous la découvrez dans votre commentaire sur mon blog, la solution est simple: si vraiment ça vous ennuie trop, vous me le dites. J'efface le commentaire et vous le remettez illico, une fois corrigé. Puis-je me permettre de vous demander le même service ? Quand vous verrez une faute, vous pourrez effacer mon commentaire, car souvent à la seconde même où j'appuie sur "publier", je vois la /les fautes partir sous mes yeux et c'est très désagréable.

 

Je voudrais aussi ajouter que certaines personnes assimilent à tort le fait qu'on fasse des fautes d'orthographe à un manque d'instruction, mais cela n'a rien à voir. D'une part on peut souffrir de dyslexie. Mais je ne suis pas en train de me chercher des excuses, car je ne suis pas dyslexique, mais seulement distraite et surtout trop prolixe. D'autre part je crois que, de même qu'on est doué ou au contraire nul en maths, on a une bonne orthographe innée ou pas. Ma mère n'avait que son cerficat d'études et elle n'a jamais fait de fautes d'orthographe, même quand elle avait plus de 80 ans.

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Le jeu de l'amour et du hasard - troisième partie

Publié le par Françoise Andersen

3ème partie

LA FILLE SÉRIEUSE

Henning - c'était son prénom - m'a dit que son père était armateur et qu'il se destinait à lui succéder. Il avait vraiment tout pour lui, ce charmant jeune homme ! Et il parlait un français si impeccable que je me suis demandé pourquoi il avait dit au pasteur qu'il souhaitait l'améliorer. Peut-être voulait-il simplement draguer une petite Française ? il faut dire que les Françaises en 1958 avaient, auprès des Danois, la réputation d'être des femmes légères: "Gay Paris" (pas "gay" dans le sens actuel, mais dans celui de la ville où on s'amuse), les petites femmes de Pigalle, les Folies bergère, l'amant caché dans le placard des vaudevilles, etc.

Les collègues de mon futur mari ont d'ailleurs essayé de le mettre en garde quand il leur a dit qu'il voulait se marier avec une Française. Même ma belle-mère avait une piètre opition des Français. Elle m'a dit un jour: "Tous les Français trompent leur femme". J'ai immédiatement protesté que mon père n'avait jamais trompé ma mère, sur quoi elle a répliqué : "Il doit être le seul".

A l'époque le Danemark était un pays très puritain. Tout a changé avec mai 68. Ils sont passés presque sans transition à une liberté sexuelle totalement débridée. Les sex-shops ont poussé comme des champignons dans la rue la plus commerçante de Copenhague - d'où elles ont maintenant complètement disparu. Les filles perdaient leur virginité vers l'âge de 13 ou 14 ans. Et puis le Sida est arrivé et les moeurs ont à nouveau changé. Mais je vous parlerai de cela un autre jour. Revenons à notre sujet.

Tout avait bien commencé, mais ça s'est gâché quand Henning a proposé que nous commencions nos échanges linguistiques le dimanche suivant, en me donnant sa carte de visite et en ajoutant: "Tu peux venir dans ma chambre".

Je ne savais pas qu'au Danemark les écoles étaient mixtes et que les jeunes avaient l'habitude d'avoir des relations de pure camaraderie avec ceux et celles du sexe opposé. Mais en France, en 1958, si une fille allait dans la chambre d'un garçon et se faisait violer, on disait: "Elle l'a bien cherché". Mon sang s'est donc glacé dans mes veines et Henning s'est aperçu de mon embarras. Il m'a regardé avec un sourire mi-rassurant mi-ironique. Il n'était pas question que j'aille dans sa chambre, mais je ne voulais pas avoir l'air gourde, alors j'ai fait comme si j'acceptais. Dès que j'ai été de retour à la maison, je lui ai écrit une lettre en annulant notre rendez-vous sous je ne sais plus quel prétexte. Je suis sûre qu'il n'a pas été dupe.

Le lendemain je retournais voir le pasteur danois pour lui dire que je préférais qu'il essaie de trouver une étudiante plutôt qu'un étudiant. Il m'a semblé approuver cette décision.

Quelques jours plus tard, une Danoise, portant le prénom d'Inger (qui se prononce "inneguoeur") m'a téléphoné et m'a donné rendez-vous devant fontaine Saint-Michel. Je me suis rendue à ce rendez-vous avec un certain retard. Elle n'était pas là et j'ai eu peur qu'elle soit venue, puis repartie. Je l'ai quand même attendue en faisant les cent pas. Un monsieur d'un certain âge a commencé à me déshabiller du regard et j'ai compris qu'il se méprenait sur moi. Je me suis vite dirigée vers la station de métro, avant qu'il ne me demande: "C'est combien ?"

A suivre ...

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