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Le Noël de Blacky

Publié le par Françoise Andersen

Cette histoire figure sur mon autre blog parmi les "Histoires vraies d'animaux". Je la publie ici aussi, car je pense que ceux et celles qui ne l'ont pas déjà lue et qui viennent de faire de magnifiques cadeaux de Noël à des enfants trop gâtés et à des adultes souvent déçus s'y reconnaîtront.

Blacky, c’était le labrador de mon fils et de ma belle-fille. 

Le Noël de Blacky

Le soir de Noël, j’étais arrivée avec un faux os en couenne pour lui, mais je n’avais pas fait un paquet cadeau. Je n’ai jamais eu de chien et j’ai toujours trouvé ridicules les gens qui font des paquets pour leur chien et les mettent sous l’arbre avec les autres. Mais je viens de changer d’avis et j’ai très mauvaise conscience vis-à-vis de ce pauvre Blacky.

Pendant la distribution des cadeaux, il était assis par terre, l’air assez abattu. Quand il entendait crier un nom, il levait un sourcil et puis il retournait à sa rêvasserie.

Le beau-père de mon fils, Niels, lisait à haute voix le nom du destinataire de chaque cadeau, avant de le donner à ma petite-fille qui faisait la distribution.

Niels s’est écrié soudain : "Un cadeau pour Blacky !". Celui-ci s’est levé d’un bond, a arraché le cadeau de ses mains d’un coup de dents. Avant de l’ouvrir, il est venu le montrer à tout le monde, en balayant tout sur son passage, à grands coups de queue. Il s’arrêtait devant chacun d’entre nous en se trémoussant et en hochant la tête pour bien attirer notre attention sur ce cadeau qui lui faisait tant plaisir.

Les autres invités avaient ouvert leurs cadeaux en feignant souvent poliment une joie qu’ils n’éprouvaient pas. Les enfants, habitués à être trop gâtés et à recevoir tout au long de l’année presque tout ce qu’ils désiraient, semblaient assez blasés. Mais dans le regard de ce chien, il y avait cette joie simple et authentique que j’avais cherchée en vain chez les humains qui se trouvaient autour de moi ce soir-là.

Publié dans Réflexions

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Arnaque au téléphone ?

Publié le par Françoise Andersen

Je n'arrête pas d'être dérangée par des appels téléphonqiues divers, surtout au moment des repas. J'ai fini par ne plus répondre, me disant que si aucun message n'est laissé sur le répondeur, cela signifie que ce n'est pas personnel. Mais cette méthode n'est pas sûre à 100%, car certains de mes interlocuteurs ont horreur de laisser un message et préfèrent rappeler plus tard.

Avant d'avoir pris la décision de laisser systématiquement mon fidèle répondeur faire son boulot, j'entendais en général une vois hésitante, le plus souvent avec un accent bizarre dû la délocalisation des centrales d'appel qui , au lieu de me demander si j'étais bien "Mme /Ander...SENNE/ me demandait si j'étais bien Mme /Ander...SAIN/ ou "Mme Ander...SAN" . S'ensuivait l'annonce d'un lot que je venais de gagner ou d'une offre promotionnelle ou encore d'une sollicitation en faveur d'une oeuvre caritative, alors que je trouve que j'en soutiens déjà beaucoup.

Hier au cinquième appel, je n'ai pas pu résister à ces sonneries agaçantes, surtout que j'avais vu que le numéro d'appel, au lieu d'être secret, était local et qu'il pouvait s'agir, par exemple, d'un rendez-vous médical annulé ou de quelque chose de ce genre. Je décroche donc et j'entends: "Ne quittez pas, votre mutuelle veut vous contacter pour faire le point". Si vous souhaitez parler à un conseiller tapez 1, si vous voulez être rappelée plus tard, tapez 2."

Arnaque au téléphone ?

Depuis un certain temps, je me posais des questions au sujet de la couverture que nous assure notre mutuelle, car  celle-ci a changé plusieurs fois de propriétaire depuis la signature de notre contrat et j'ai bien peur que des clauses très avantageuses, au départ, aient été smodifiées. Je me dis donc qu'une petite conversation avec un conseiller peut m'être utile.

Je fais le 1 et je suis mise sur une musique d'attente. N'étant pas pressée, j'attends patiemment. Mais au bout d'un moment, je me rends compte qu'on m'a dit "C'est votre mutuelle" alors que j'aurais dû entendre le nom de ma mutuelle. Me rendant compte que quelque chose clochait, je me suis dépêchée de raccrocher et je pense que j'ai été victime d'une arnaque.

J'ai entendu dire, par exempl,e qu'on peut avoir un appel vous disant que vous devez rappeler d'urgence tel ou tel numéro. Si vous vous exécutez, vous appelez sans le savoir, un numéro international surtaxé, qui va vous coûter très cher. Souvent un interlocuteur va vous retenir aussi longtemps que possible par différentes questions. Moi, je n'ai pas rappelé de numéro, mais je crains qu'en appuyant sur le 1, je n'aie plus été en relation avec celui /celle qui m'avait appelée, mais que je sois passée sur un appel à mes frais. Ma prochaine facture me le dira. Grrrrr.....

Si j'écris cet article, je l'avoue, très peu intéresssant, c'est dans l'espoir de vous éviter pareille mésaventure.

Á suivre ...

Publié dans AU JOUR LE JOUR

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Et c'est reparti ! :)

Publié le par Françoise Andersen

Décidément cette histoire de carte est devenue un vrai feuilleton à épisodes. Voici le dernier rebondissement.

Hier j'ai lu dans un commentaire sur mon article "Je jette l'éponge" qu'Alba n'était pas d'accord pour que tout s'arrête. Elle citait l'exemple d'un échange entre "tricoteuses", qui fonctionnait très bien.

J'avais décidé d'arrêter, parce que je m'étais rendu compte que je n'avais pas le droit d'imposer aux destinataires de la carte de la faire suivre, alors qu'ils /elles n'avaient rien demandé et avaient bien d'autres chats à fouetter en cette période très stressantre de fin d'année. J'ai même eu honte vis-à-vis de celles envers qui j'avais déjà été intrusive, sans m'en rendre compte. Je leur renouvelle mes excuses. 

Donc comme Alba semblait disposée à participer à l'aventure, j'ai décidé de donner une nouvelle chance au périple virtuel, en lui envoyant par mail la photo de la carte qu'elle m'avait envoyée l'an dernier. Bingo ! cette fois-ci ça a marché comme vous pouvez le voir en allant sur son blog.

Pour l'instant cette carte virtuelle est arrivée chez une fée

http://lafeemoimeme.blogspot.fr/2015/12/sapin-2015.html

J'espère que, comme dans le poème de Paul Fort "Si tous les gars du monde..." elle va faire "une ronde autour du monde". 

Décidément la malchance me poursuit. Je viens d'aller sur ce blog et que vois-je ? Cette blogueuse annonce qu'elle ne sera de retour que l'année prochaine. Ca s'annonce mal. :(

Ca tourne vraiment à la farce cette histoire car, pour couronner le tout, la seconde carte que j'avais mise en circulation, de peur que la première chaîne se brise, semble s'être perdue. C'est pourquoi j'ai écrit dans le précédent article que je déclarais forfait. Mais qui sait: elle n'est peut-être que retardée et l'un / l'une d'entre vous va peut-être la recevoir ? Sachez en tout cas que vous ne devez pas avoir mauvaise conscience si vous n'avez pas le temps de la faire suivre. Je reconnais que ma première idée d'envoi par la Poste n'était pas bonne. En revanche la périple virtuel me semble réalisable. On verra bien.

À suivre ...

Publié dans AU JOUR LE JOUR

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J'ai déclaré forfait !

Publié le par Françoise Andersen

Étant donné que même la chaîne virtuelle s'était brisée, j'ai décidé hier de tout abandonner.

J'étais déçue et il fallait que je réagisse, afin de ne pas sombrer dans la délectation morose. Je me suis souvenu que j'avais acheté, dans un magasin "HOBBY", il y a très longtemps, un bloc avec plein de pages cartonnées et transparentes pour fabriquer soi-même facilement des cartes de Noël. Ce bloc dormait depuis des années dans un tiroir, car j'avais toujours choisi la solution de facilité qui consiste à acheter des cartes.

J'ai déclaré forfait !

Dans la notice, il y avait les mots "fabriquer FACILEMENT" . Facile à dire ! Moi j'ai constaté hier, en m'y mettant enfin, que ce n'était pas si facile, surtout quand on n'y voit plus très bien de près (même avec les lunettes que j'ai fait faire après l'opération de la cataracte et qui apparemment ne me vont plus). Ah si vous saviez comme je regrette ma vision de myope de près ! Vieilles myopes de tous pays, réjouissez-vous de pouvoir lire la date limite de vente dans les magasins, en enlevant simplement vos lunettes, au lieu de devoir quémander l'assistance d'autres clients. Avant l'opération j'enlevais mes lunettes et mes yeux devenaient un vrai microscope. Je pouvais lire n'importe quel texte écrit en lettres microscopiques, ce dont n'était pas capable quelqu'un de pas myope. Maintenant je vois très bien de loin, mais très trouble de près. On peut pas tout avoir, ma pauv' dame.

Comme, hier,  je ne voyais pas très bien le trait que j'avais fait après avoir bien mesuré, dans l'espoir de couper droit, j'ai souvent coupé de travers. Peu importe, ça a été fait avec le coeur et les cartes qui viennent de partir pour le Danemark seront, je l'espère, appréciées à leur juste valeur. 

Publié dans AU JOUR LE JOUR

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Je jette l'éponge !

Publié le par Françoise Andersen

Trop difficile de faire entrer le réel dans ce monde virtuel !

Je m'aperçois que mon idée de carte voyageant "pour de vrai" n'est guère réalisable. Il y a vraiment trop de difficultés, alors que nous sommes habitué(e)s à tant de facilité et de rapidité dans ce monde virtuel dans lequel nous évoluons comme des poissons dans l'eau. 

Voici toutes les difficulés que doit affronter une petite "carte de l'amitié"

1. Il faut trouver l'adresse postale de la personne à qui on veut faire plaisir

2. Il faut trouver une enveloppe qui aille. Pas évident car mes enveloppes normales étaient trop petites et j'ai dû en "voler" une à une autre carte. J'ai même failli en fabriquer une avec une feuille A 4, mais c'était vraiment trop moche.

3. Il faut trouver un stylo qui marche pour écrire l'adresse. Je ne sais pas vous, mais moi j'en ai des dizaines  mais ils se liguent tous contre moi, dès je veux écrire une adrssse. Ils font subitement  tous la grève en séchant, alors que juste avant  je n'avais eu  que l'embarras du choix pour écire ma liste de commissions..

4. Il faut trouver un timbre et aussi vérifier si le tarif n'a pas augmenté de quelques centimes, de façon sournoise, depuis la dernière fois. Je sais, maintenant la Poste a réussi à marier le réel et le virtuel en nous permettant de payer les colis sur Internet et de les déposer dans notre propre boîte aux lettres, mais je ne pense pas que ce soit possible pour les lettres. 

5. Il faut trouver une boîte à lettres (elles se font de plus en plus rares à Thonon. Ils ont par exemple supprimé celle qui était au coin de ma rue).

6. Et enfin il faut attendre impatiemment que la carte arrive à destination et que le ou la destinataire ait le temps de vous envoyer un mail pour vous en avertir. 

J'ai tout à coup une sensation de "déjà vu" ou plutôt de "déjà écrit", car je me rappelle maintenant avoir dit à peu près la même chose dans un article de décembre 2014. Mes neurones vieillissent, ou pluôt ils fichent le camp. Vous verrez quand vous aurez mon âge !

ConclusionDès aujourd'hui je repasse au virtuel. Je vais envoyer la photo par mail à une "aminaute" qui elle-même, d'un seul clic, pourra faire un transfert. Mais s'il vous plaît, ne faites pas de mail collectif, sinon le jeu perdrait vraiment sa signification

Mais bien sûr le réel et le virtuel peuvent cohabiter et si certain(e)s d'entre vous veulent bien se donner tout ce mal - que je n'avais pas imaginé - pour faire suivre la "vraie" carte qu'ils/elles ont reçue, j'en serais ravie.

Cette histoire a quand même eu le mérite de me faire retrouver le chemin de mon blog que je délaissais depuis quelque temps.

 

 

Publié dans AU JOUR LE JOUR

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La ronde de la deuxième carte de l'amitié

Publié le par Françoise Andersen

Je me suis dit, hier, que la chaîne de la première carte risquait de se briser rapidement, à cause du gros obstacle des adresses postales inconnues. J'avais oublié que nous étions dans un monde virtuel de pseudos parfois multiples. Alors la plupart du temps, on ne peut même pas faire appel aux pages blanches.

J'ai donc décidé de démarrer une seconde chaîne pour doubler mes chances de réussite.

Je n'avais pas d'autre carte "vierge", alors j'ai choisi celle-ci, qui est artisanale, mais j'ai dû supprimer la partie avec le texte. Elle m'avait fait très plaisir et j'espère qu'elle fera autant plaisir à celles/ceux qui la recevront à leur tour.

Je vais envoyer cette carte "amputée" à une autre amie, en espérant qu'elle ira elle aussi d'aminaute en aminaute. Pas l'amie, la carte :)

Bon voyage seconde petite carte !

La ronde de la deuxième carte de l'amitié

J'ai oublié de dire que c'est Thérèse, grande spécialiste en la matière, qui avait eu la gentillesse de faire cette jolie carte pour moi l'an dernier.

Publié dans AU JOUR LE JOUR

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La ronde de la carte de l'amitié

Publié le par Françoise Andersen

J'ai retrouvé parmi des cartes de Noël pas encore écrites, cette carte en 3 D envoyée gentiment l'an dernier par une "aminaute".  Si elle se trouvait parmi mes cartes "vierges", c'est parce qu'il n'y avait rien d'écrit dedans.

La ronde de la carte de l'amitié

Les voeux avaient en effet été écrits sur une feuille volante à l'intérieur et la carte elle-même était intacte. Je m'étais donc dit que je pourrais l'envoyer à quelqu'un d'autre l'année suivante. N'allez pas vous imaginer que je suis radine. Ce n'était pas pour des raisons d'économie, mais parce qu'elle était belle et m'avait fait très plaisir. Alors je voulais à nouveau qu'elle fasse plaisir à quelqu'un d'autre.

C'est alors que m'est venue l'idée d'essayer de lui faire faire un périple. En effet pourquoi ne faire plaisir qu'à une seule personne ? Si le/la destinataire l'envoyait ensuite à quelqu'un d'autre, en écrivant aussi ses voeux sur une feuille à part , celui-ci/celle-ci pourrait faire pareil. Cela ferait faire à cette carte une belle ronde de l'amitié. Peut-être même qu'un jour la carte reviendrait à son point de départ, étant donné que nous-autres blogueuses sommes souvent dans les mêmes cercles. Pour préserver la surprise je ne ne dévoile donc aucun nom. Je ne savais pas par qui commencer, alors je l'ai envoyée hier à l'aminaute qui m'a envoyé une carte la première l'an dernier. 

Mais attention: cette carte fait un peu plus de 20 g (21 g sans l'enveloppe).  Faut quand même être bête, quand on vend des cartes, de ne pas faire en sorte qu'elles ne dépassent pas 20 g. Il faut donc mettre un timbre de 1,25 euro. L'an dernier, la Poste n'a pas vu qu'elle dépassait 20 g et je n'ai pas eu d'amende en la recevant, mais il se pourrait qu'elle soit plus vigilante la prochaine fois.

J'espère que cette carte va voyager au quatre coins de l'Hexagone et même peut-être plus loin. Bon voyage, petite carte !

 

 

Publié dans AU JOUR LE JOUR

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La loi de Jante

Publié le par Françoise Andersen

Article déjà publié sur mon autre blog en 2013

Il ne s'agit pas d'une loi mais d'un ensemble de règles de bonne conduite que je croyais typiqement danoises, mais qui s'avèrent être valables dans tous les pays nordiques. On apprend beaucoup de choses quand on tient un blog !

Mon erreur vient du fait que même si ces règles existent depuis très longtemps, elles n'ont été formulées qu'au début du XXe siècle par un écrivain danois, Aksel Sandemose. Le héros d'un de ses romans est originaire d'une ville imaginaire du Jutland qu'il a appelée Jante (d'où le nom de la "loi"). Certains considèrent que la ville natale de l'auteur (Nykøbing Mors) a servi de modèle à Jante. Mais en fait il paraît qu'elle peut s'appliquer non seulement à la manière dont les gens se comportent entre eux dans les pays nordiques, mais même dans le monde entier.

Mais pour moi elle est ttypiqement danoise. Malheur à qui transgresse cette "loi"

Vous trouverez ci-dessous les 10 "commandements" formulés par Aksel Sandemose et que l'auteur brésilien Paulo Coelho résume ainsi :

"Tu ne vaux rien, personne ne s'intéresse à ce que tu penses, la médiocrité et l'anonymat sont le meilleur choix. Si tu agis ainsi tu n'auras jamais de problèmes dans la vie"

Paulo Ceilho continue ainsi:

"C'est grâce à elle (La loi de Jante) que le monde a été manipulé de toutes les manières par des gens qui n'ont pas peur des observations des autres et finissent par faire tout le mal qu'ils désirent. Nous venons d'assister à une guerre inutile en Irak, qui continue de coûter nombre de vies; nous voyons un grand abîme entre les pays riches et les pays pauvres, l'injustice sociale partout, une violence incontrôlée, des gens qui sont obligés de renoncer à leur rêves pour cause d'attaques injustes et lâches. Avant de provoquer la Seconde Guerre mondiale, Hitler avait donné divers signes de ses intentions et s'il a pu aller plus loin, c'est qu'il savait que personne n'oserait le défier à cause de la loi de jante. La médiocrité peut être confortable, jusqu'au jour où la tragédie frappe à la porte, et alors les gens se demandent: "Mais pourquoi personne n'a-t-il rien dit, alors que tout le monde voyait que cela allait arriver?" C'est simple:personne n'a rien dit parce que eux non plus n'ont rien dit. Donc pour éviter que les choses n'empirent cnore, peut-être est-ce le moment d'écrire l'anti-loi de Jante:

" Tu vaux beaucoup mieux que tu le ne penses. Ton travail et ta présence sur Terre sont importants,même si tu ne le crois pas. Bien sûr, en pensant ainsi, tu risques d'avoir beaucoup de problèmes parce que tu transgresses la loi de Jante - mais ne te laisse pas intimider, conitnuer à vivre sans crainte et tu gagneras à la fin"

Copyright Guerre de lumière, publication sur le site

www.paulocoelho.com.br

Loi de Jante dans les pays nordiques (Source: WIKIPEDIA)

Les "10 commandements" de la "Loi de Jante"

Tu ne dois pas croire que tu es quelqu'un de spécial !

Tu ne dois pas croire que tu vaux autant que nous !

Tu ne dois pas croire que tu es plus malin/sage que nous !

Tu ne dois pas t'imaginer que tu es meilleur que nous !

Tu ne dois pas croire que tu en sais plus que nous !

Tu ne dois pas croire que tu nous es supérieur

Tu ne dois pas croire que tu es capable de quoi que ce soit !

Tu ne dois pas rire de nous !

Tu ne dois pas croire que quelqu'un s'intéresse à toi

Tu ne dois pas croire que tu peux nous apprendre quelque chose

Publié dans MA VIE AU DANEMARK

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"Quand les hommes vivront d'amour..."

Publié le par Françoise Andersen

Dans un commentaire sur l'article précédent, Mireille du Sablon a écrit "Cela ne finira donc jamais, cette folie des hommes !".

Je peux seulement lui répondre par cette belle chanson du Québécois Raymond Lévesque. Elle a été reprise par de nombreux chanteurs.

**************************************

Quand les hommes vivront d'amour,
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts, mon frère


Quand les hommes vivront d'amour,
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours,
Mais nous nous serons morts, mon frère

Dans la grande chaîne de la vie,
Où il fallait que nous passions,
Où il fallait que nous soyons,
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d'amour,
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous nous serons morts, mon frère

Mais quand les hommes vivront d'amour,
Qu'il n'y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
À nous qui serons morts, mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours,
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour,
Qu'ils connaîtront alors mon frère

Dans la grande chaîne de la vie,
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants,
De la sagesse ici-bas c'est le prix

Quand les hommes vivront d'amour,
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous serons morts, mon frère.

 

Étant donné que j'ai repéré une faute qui s'est glissée dans le texte qui défile sur la vidéo - mais pas dans les paroles ci-dessus -  je vous propose un petit jeu TRÈS facile: trouvez la faute   :) 

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L'enfant soldat allemand

Publié le par Françoise Andersen

Je me suis aperçue dernièrement que cet article avait mystériieusement disparu de mon blog. Comme c'était un "souvenir de guerre" très important pour moi, je l'ai reconstitué

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C'était pendant la seconde guerre mondiale. Nous avions dû quitter Creil, à 45 km de Paris, à cause des bombardements qui s'intensifiaient de plus en plus. Creil servait en effet à la fois de base aérienne pour la Luftwaffe (sur l'actuelle base aérienne) et de nœud ferroviaire essentiel. Les carrières de Saint-Maximin et de Saint-Leu-d'Esserent que servaient de base aux V1 de l'armée allemande n'étaient pas loin.

J'ai de rares souvenirs de cette période, juste des flashs d'événements qui m'ont vraiment frappée. Ce qui est étrange c'est que j'ai en revanche des souvenirs très précis du jardin d'enfants que j'avais fréquenté plus tôt, quand je n'avais que 3 ans. Je pense que les années qui ont suivi ont été si traumatisantes que plein de mauvais souvenirs ont été refoulés par mon subconscient.

Quand je repense à l'exode, je revois juste une longue route à travers champs, qui nous a menés à un village où nous allions nous réfugier. Maman poussait un vieux landau dans lequel elle avait entassé plein de choses.

L'enfant soldat allemand

Mon père tirait la bicyclette sur laquelle j'étais assise. Mes parents jetaient de temps en temps des regards inquiets vers le ciel. Je pensais qu'ils avaient peur qu'il se mette à pleuvoir, mais ils redoutaient sûrement de voir apparaître des bombardiers dans le ciel.

L'enfant soldat allemand

Ce trajet entre Creil et Saint-Vaast m'a semblé durer une éternité. Pourtant je crois me rappeler que nous n'avions fait que les derniers kilométres à pied et que la première partie s'était faite à l'arrière d'un camion.

Maman avait loué une maison dans ce village grâce à une dame qui l'avait mise en relation avec quelqu'un qui connaissait quelqu'un à qui elle avait remis des arrhes.

Quand nous sommes arrivés à l'adresse indiquée, j'ai été émerveillée. Au fond d'une grande cour il y avait une très jolie maison en pierre avec un escalier arrondi assez imposant qui menait à la porte d'entrée. Je la revois encore aujourd'hui. Quel bonheur j'ai ressenti à l'idée d'habiter là !

Mais ma joie a été de courte durée, car le monsieur qui devait nous y attendre pour nous remettre les clés n'était pas là. Ma mère est allée se renseigner dans une maison voisine et la terrible nouvelle est tombée. Elle avait été la victime d'un escroc qui avait déjà "loué" plusieurs fois cette maison, dont les propriétaires étaient allés se réfugier dans le Midi.

S'en est suivi une terrible dispute. Mon père a reproché à ma mère d'avoir été trop naïve et de s'être faite une nouvelle fois avoir. Moi je me demandais où nous allions dormir ce soir-là et cette angoisse qui m'a assaillie tant de fois pendant la guerre (et aussi longtemps après) a resurgi.

J'ouvre ici une parenthèse pour dire que j'hésitais entre un ou deux "R" et que j'ai donc vérifié dans le Robert. Et que vois-je "resurgir OU ressurgir" . Cela ne valait pas la peine que je me lève. Grrrr.....

Après il y a un énorme trou dans ma mémoire. Je me rappelle seulement que nous avons vécu en troglodytes, jusqu'à la Libération. J'ai trouvé sur le Net des images qui correspondent vaguement à mes souvenirs.

L'enfant soldat allemand

Je revois une porte donnant dans une cuisine creusée dans la pierre. Le sol était en terre battue. Au fond il y avait une chambre sans fenêtre. On pouvait monter au-dessus de la "maison" par un petit sentier abrupte à gauche. La cheminée sortait de terre, au milieu de l'herbe, à travers le terrain en friche qui nous servait de toit.

Je viens de faire des recherches sur Google et j'ai trouvé qu'il y a à Saint-Vaast des carrières désaffectées. C'est peut-être dans l'une d'elles que nous avions trouvé refuge. Nous avions quand même, à droite de la porte, une fenêtre qui apportait un peu de lumière dans la cuisine. Quant à la pièce du fond qui nous servait de chambre, elle était dans une totale obscurité. Elle devait m'effrayer tellement que, dans mes souvenirs, je revois juste une porte fermée comme si mon subconscient refusait de l'ouvrir. Pas étonnant que je sois devenue un peu claustrophobe !

Quelques années plus tard, j'ai entendu dire un jour que les Américains approchaient et que nous allions bientôt être libérés J'avais vu, en bas, sur la route, des soldats allemands en camion et en moto qui s'éloignaient du village. On disait qu'ils fuyaient.

Je me souviens que ce jour-là (je devais avoir environ 6 ans) j'étais seule devant notre "maison". Maman s'était absentée peut-être pour faire une courses ou aller aux nouvelles. J'ai vu arriver un grand garçon maigre et hagard. qui s'est adressé à moi en allemand. Je pense qu'il n'avait que 15 et 16 ans puisque je l'ai considéré comme un "grand garçon" et non pas un homme. Peut-être qu'il paraissait plus jeune que son âge ou bien que les Nazis manquant d'hommes à la fin de la guerre, envoyaient des enfants au Front.

Je n'ai pas eu peur. C'est lui qui me semblait terrorisé. Tout en parlant. il avançait ses mains vers moi dans un geste suppliant. Comme il a vu que je ne comprenais pas, il a mimé quelqu'un qui portait quelque chose à sa bouche. Il semblait affamé. Il me faisait vraiment de la peine et je lui aurais bien donné quelque chose à manger, mais la porte de la maison était fermée à clé. J'ai dû avoir un geste d'impuissance et il est parti en courant. Il portait juste un pantalon et une chemise dont il avait retroussé les manches. Il ne ressemblait pas à un soldat. Je suppose qu'il avait déserté après s'être débarrassé de son uniforme et qu'il n'avait rien mangé depuis plusieurs jours.

Cette image est restée gravée dans ma mémoire et je revois encore aujourd'hui ses yeux si bleus au regard suppliant. Quelle horreur, la guerre !

Autres souvenirs de guerre:

Publié dans Souvenirs

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